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  Fintech la Suisse se réveille enfin

Contrairement à ses principaux rivaux financiers, Etats-Unis en tête, la Suisse semblait jusqu’à présent ne pas prêter beaucoup d’attention aux fintechs. L’année qui débute devrait néanmoins permettre au pays de rattraper une partie de son retard : les premières start-up, repensant le modèle de la finance grâce à l’innovation technologique, commencent à récolter les fruits de leur travail. On dénombre aujourd’hui près de 111 start-up fintechs sur le territoire helvétique, mais les grands acteurs – banques et assureurs en tête – se lancent aussi pour prendre le train en marche. Un des principaux freins au développement du secteur identifié en Suisse réside dans la difficulté de récolter des fonds. Car ces entreprises ont besoin de financements immédiats pour mettre au point leurs concepts technologiques, et font appel à des levées de fonds auprès de business angels, de fonds d’investissement ou d’acteurs importants du marché. Si la start-up zurichoise Knip a réussi à obtenir près de 15 millions de francs lors de sa levée de fonds fin 2015, on reste bien loin des centaines de millions de dollars investis outre-Atlantique…

 

 
 
 

La loi doit changer

La réglementation helvétique est régulièrement pointée du doigt par les acteurs fintechs locaux car limitant le champ des possibles. Un exemple : contrairement à bien d’autres pays, il reste aujourd’hui impossible pour un Suisse d’ouvrir un compte bancaire en ligne. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) et son nouveau directeur semblent cependant avoir pris conscience de ce problème. La Finma compte ainsi revoir et adapter la législation à l’émergence de ce secteur. Les autorités suisses réfléchissent notamment à un allègement de la réglementation applicable aux acteurs émergents de la fintech, le temps de les laisser prendre leur envol. Suivant les pas des banques, les acteurs suisses du monde de l’assurance semblent avoir entrepris leur mue digitale. L’heure est à une simplification et une plus grande transparence vis-à-vis des clients, entreprises ou particuliers. En atteste le développement fulgurant des start-up Knip et Smartie. La première propose une application regroupant l’ensemble des polices d’assurance de l’utilisateur sur son smartphone, de manière à en simplifier la gestion. La seconde a mis au point un comparateur d’assurances maladie et auto, qui s’accompagne d’une offre de mise en contact avec des conseillers de diverses compagnies d’assurances.

Le courtier doit prendre sa place

De par sa taille plus petite, le courtier en assurances présente a priori une agilité et une réactivité plus importantes que les compagnies d’assurances pour relever le défi de la numérisation du secteur. A son niveau, il se doit d’être  le chantre de cette révolution, en étant résolument tourné vers ses clients : leur simplifier la vie et leur rendre accessible l’assurance. Ces deux leitmotivs doivent guider ses actions au quotidien pour refondre, raffiner les services et renforcer la proximité client. Les nouvelles technologies sont au centre de ces bouleversements, notamment via les applications mobiles  à la disposition des clients pour la gestion des absences maladie et accident de leurs employés. Elles doivent être simples d’utilisation et faciles à prendre en main grâce à une expérience utilisateur basée sur les nouveaux standards de la vie de tous les jours, smartphone à la main.

Aperçu

Fintech

Terme résultant de la contraction en anglais de Financial Technology. Il désigne les entreprises utilisant les nouvelles technologies pour repenser le monde des services financiers.

1 sur 11

La proportion de start-up fintechs à travers le monde basées en Suisse, pour un total de 111 entreprises (étude IG Bank, 2015).

12,21

En milliards de dollars, le total des fonds mondiaux investis dans des entreprises fintechs en 2014 (étude IG Bank, 2015).

En savoir plus

N’hésitez pas à contacter Swiss Risk & Care pour prendre part à cette révolution, et participer activement à notre environnement digital favorisant la co-construction selon une méthodologie agile :  info@swissriskcare.ch

 
 

Nos auteurs

Clément Hanoy
Directeur Marketing & Business Development
Article publié en mars 2016