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La réforme fiscale américaine

2 décembre 2017 : voilà enfin une réforme voulue par le président américain adoptée par le Sénat !

Mais à quel prix pour l'avenir ? Points clés et conséquences de la réforme fiscale de Donald Trump.

 

Les points clés :

  • Une baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) de 35% à 20% (contre les 15% initialement promis pendant la campagne présidentielle).
  • Une limite toutefois à la déduction des intérêts d’emprunts. Le plafond de cette limite fait actuellement l’objet de discussions entre la Chambre et le Sénat : le Congrès pourrait se mettre d’accord sur un taux de 22%.
  • Une réduction exceptionnelle pour les entreprises qui rapatieront leurs revenus et leur déclaration fiscale aux Etats-Unis. Ce point est encore à confirmer ainsi que le pourcentage accordé (14 % ?).

Les conséquences :

  • Un manque de ressources pour le budget fédéral : 1.500 bn USD. Celui ci devrait être compensé par les revenus de la croissance provoquée par cette nouvelle fiscalité. Toutefois, pour financer cette réforme, il faudrait une croissance continue de l’ordre de 3% pendant 10 ans alors que le consensus pour la croissance 2018 est plutôt de l’ordre de 2,8%.
  • A court terme, il s'agit d'une bonne nouvelle pour les actions US avec une augmentation des marges nettes des sociétés.
  • A plus long terme toutefois, l’impact sur le poids de la dette US et donc sur les taux d’intérêt devrait être significatif. Sous le double effet d’une hausse des taux et de la réduction de la déductibilité des charges d’intérêts, le coût d’emprunt pour les entreprises devrait augmenter. Donc les opérations de M&A (fusion-acquisition) seraient plus chères à financer. Mais, au passage, les taux d’actualisation des engagements sociaux devraient aussi monter.
 
 
Source : SKY Harbor Capital, Goldman Sachs

Notre auteur

Sébastien Brocard
Sébastien Brocard
Actuariat et Investissement
Article publié en décembre 2017

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