La hausse de l’absentéisme constitue aujourd’hui un enjeu RH majeur pour les entreprises. Les absences, en particulier celles de courte durée, s’accumulent et génèrent des coûts directs importants, mais aussi des effets organisationnels et humains durables. Pour être réellement efficiente, une politique de gestion des absences ne peut se limiter à un suivi administratif ou à des mesures ponctuelles : elle doit s’inscrire dans une approche structurée, combinant prévention, pilotage et accompagnement.
La mise en œuvre de tels dispositifs nécessite toutefois des moyens financiers. Dans ce contexte, l’assurance perte de gain maladie constitue un levier encore largement sous-exploité. Bien calibrée, elle permet de dégager des ressources directement liées aux absences constatées, offrant ainsi la capacité financière de déployer des actions ciblées : accompagnement managérial, formations, dispositifs de personne de confiance ou case management précoce, afin de maintenir le lien avec l’employé absent et de faciliter un retour au travail serein et durable, etc. Lorsque ces outils sont déjà en place, ce mécanisme peut également représenter une économie nette et directe sur les charges sociales.
Les absences maladie de courte durée représentent une part significative du volume total des absences en entreprise. Elles sont aujourd’hui majoritairement financées par l’employeur sous forme de maintien du salaire, avec application complète des charges sociales.
L’assurance perte de gain maladie couvre les absences maladie survenant après le délai d’attente, généralement fixé à 30 ou 60 jours selon la politique de l’entreprise.
Son principe repose sur un changement de nature juridique de la prestation versée :
Le fonctionnement repose sur un changement de nature juridique de la prestation versée. Le maintien du salaire est remplacé par une indemnité journalière d’assurance, calculée sur la base du salaire net, après déduction des charges sociales. L’employeur ne verse plus un salaire, mais une prestation assurantielle relevant de la LCA, juridiquement qualifiée comme indemnité d’assurance et non comme salaire. À ce titre, elle n’entre pas dans l’assiette des cotisations sociales. L’économie réalisée est donc générée par l’exemption des charges sociales.
Ce mécanisme est parfaitement conforme au cadre légal suisse, reconnu par les autorités de surveillance et compatible avec les règlements internes ainsi que les conventions collectives, dès lors qu’ils sont correctement formalisés.
Sur le plan économique, il ne s’agit pas d’un contrat d’assurance classique avec une prime fixe et récurrente. Le coût pour l’organisation se compose :
L’ensemble étant proportionnel aux absences effectivement constatées, sans primes fixes structurelles.
Cette approche permet une parfaite corrélation entre le coût du dispositif et la réalité des absences constatées.
La mise en place de l’assurance perte de gain maladie suppose idéalement de disposer d’un outil permettant d’identifier précisément les absences de courte durée, condition nécessaire tant au pilotage RH qu’au mécanisme assurantiel lui-même. Son déploiement ne nécessite pas d’attendre une échéance contractuelle particulière et s’appuie sur des processus éprouvés : transmission mensuelle des déclarations de sinistres, intégration directe dans la paie et les systèmes RH, traçabilité complète et absence d’alourdissement administratif.
L’exemption des charges sociales soulève parfois des questions quant à son impact potentiel sur les cotisations AVS. Les projections disponibles reposent sur des scénarios d’absences récurrentes sur de longues périodes (par exemple 30 ou 60 jours d’absence par année pour un même collaborateur, sur 10 à 15 ans). Dans ces cas extrêmes, l’impact estimé sur la future rente AVS reste marginal, de l’ordre de 0 à 2 %, selon le niveau de salaire.
À l’inverse, la capacité financière dégagée grâce à l’assurance perte de gain maladie permet de structurer une politique de gestion des absences efficace. La baisse des absences qui en découle, combinée à un meilleur accompagnement des collaborateurs, favorise une amélioration durable de la productivité. L’entreprise passe ainsi d’un coût subi à un véritable cercle vertueux, conciliant performance économique et responsabilité sociale.
Pour en savoir plus : contacter Elodie Avayou – elodie.avayou@biings.com ou Goran Milosevic - gmilosevic@qualibroker.com
= CHF 55’000 en charges sociales économisées par an
Cette économie peut financer un dispositif de gestion des absences comprenant :
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Longtemps, ce type de montage est resté l’apanage de très grands groupes, seuls à disposer des volumes nécessaires pour en négocier les modalités avec certains assureurs. Faute d’innovation, ces solutions sont demeurées confidentielles et peu diffusées.
La situation a évolué. De nouveaux partenaires proposent aujourd’hui des dispositifs repensés, simples à déployer, dont le coût est strictement proportionnel aux absences et sans logique de prime fixe. Cette évolution rend ces solutions pleinement pertinentes et désormais accessibles aux entreprises de taille intermédiaire. C’est le rôle du courtier de mettre en avant ces solutions qui, sans être nouvelles, s’adressent aujourd’hui à un plus grand nombre d’entreprises. Dans ce contexte, le rôle du courtier est central : il exerce une veille active du marché, identifie les évolutions pertinentes et alerte ses clients afin de leur permettre d’anticiper et d’adapter leur politique assurantielle et RH.
La pertinence de ce dispositif repose sur l’existence d’un volume significatif d’absences de courte durée. En pratique, il s’adresse principalement à des entreprises d’au moins 80 collaborateurs, présentant un taux d’absences courtes de l’ordre de 2 à 3 %. En deçà de ces seuils, notamment dans les petites structures, l’équilibre économique du dispositif est plus difficile à atteindre et son intérêt demeure généralement limité.
À ce stade, non. Il n’existe aujourd’hui aucune décision ni projet concret visant à remettre en cause cette exonération. Les éléments évoqués dans le cadre d’AVS 2030 relèvent de réflexions générales, sans traduction législative à ce jour. Les dispositifs actuels reposent donc sur un cadre juridique stable, que nous suivons de près afin de garantir en permanence leur conformité avec la législation en vigueur.
Ce dossier est paru dans Insurance Inside n°41 - mars 2026.
Goran Milosevic - Responsable technique assurances de personnes
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