Tarifs en hausse, couverture en baisse… comment (encore) bien s’assurer ?

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Le constat est sans appel. L’envolée de l’inflation, la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie avec, par voie de conséquence, celle des biens manufacturés interrogent sur la capacité de l’assurance à pouvoir encore couvrir et rembourser un sinistre. Conséquence de cette situation : les professionnels comme les particuliers subissent des hausses de prime sensibles. 
 

Les conditions d’assurance interrogées

La crise actuelle a un double effet : la hausse du nombre de sinistres et celle du coût de la sinistralité. Les assureurs sont affectés par l’augmentation des taux d’intérêt et la baisse des produits financiers ce qui impacte leur compte de résultat, les coûts de réassurance (c’est-à-dire la contrepartie de leurs garanties) et entrainent un durcissement de leurs conditions. Les entreprises voient donc le montant de leurs primes grimper alors que les couvertures se réduisent. Au-delà, la crise pose d’autres questions : une entreprise victime d’un sinistre entrainant la destruction de son outil de travail pourra-t-elle racheter l’équivalent sachant que la valeur du ou des biens assurés ne correspond plus à son coût actuel ? De plus, avec le rallongement des délais de livraison, conséquence d’une chaine d’approvisionnement perturbée, les 24 mois pris en charge par l’assurance pour compenser la perte d’exploitation sont-ils encore suffisants ? Enfin, avec l’évolution des normes, il est parfois interdit de remplacer à l’identique. On pense aux machines utilisant l’énergie fossile ou très polluantes. L’entreprise est alors obligée d’investir dans du matériel souvent plus onéreux. Aura-t-elle la capacité financière pour le faire ?


Cette évolution tend à devenir structurelle. Le risque climatique provoque des dégradations de plus en plus importantes et fréquentes sur le bâti comme sur les récoltes, entrainant une hausse des sinistres, y compris en Suisse. La baisse des ressources énergétiques va entrainer une diminution de la production d’acier, de ciment, de camions, etc. ce qui va fortement grever notre capacité à reconstruire. A cela s’ajoutent des risques « nouveaux » tels que le risque cyber dont la sinistralité explose (ainsi que le montant des primes alors même que les conditions pour s’assurer se durcissent fortement), la pandémie à relier au réchauffement climatique et, enfin, la situation géopolitique entrainant de nouvelles vagues migratoires. 
 

Plus que jamais bien assurer ce qui est assurable

Face à l’imprévisibilité du monde et à ces risques encore peu modélisés par les assureurs, que faire ? Les observateurs s’accordent sur le fait que le marché des assurances devrait continuer à se transformer en profondeur dans les prochaines années. Cette situation inédite doit amener les entreprises à réfléchir à leurs contrats, à réinterroger leurs conditions d’assurance. En un mot : bien assurer ce qui est assurable ! En cela, grâce à son expertise technique, Swiss Risk & Care peut accompagner et conseiller les entreprises dans la mise en place, l’adaptation et l’optimisation de leur politiques de gestion de risques. Qui a dit que le diable se cachait dans les détails ?
 
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